mardi 14 mai 2013

Victoria & SA

Gare ferroviaire de Ballarat, dimanche 5 mai 2013, 20h46. Alors que j'attends patiemment dans le hall d'entrée, une voix résonne soudainement derrière moi :"lift ?"


C'est ainsi que débutera ma grande aventure, mon tour d'Australie en van, et que je rencontrerai Kirstin, ma nouvelle travelmate pour les semaines à venir. Cette allemande backpackeuse de 26 ans, dont j'ai fait la connaissance via gumtree (leboncoin.fr local) possède son propre van, un bon vieux Ford Econovan, 283 000 km au compteur, et encore des milliers d'autres au programme, que nous partagerons donc ensemble pour parcourir toute la côte sud du pays et nous rendre à Perth.

Première étape, direction Adelaide, un petit millier de kilomètres à l'ouest de Melbourne
On refera donc la Great Ocean Road et le Grampians National Park ensemble. Si cela est bien entendu pour moi essentiellement du déjà-vu, je découvrirai tout de même quelques nouveaux lieux. Le fait notamment de chercher tous les soirs un endroit où stationner le van pour y dormir permet de dénicher des lieux reculés où seuls quelques koalas et kangourous osent s'aventurer.

Quelques rencontres avec d'autres backpackeurs perdus au milieu de nulle part viennent toutefois occasionnellement briser la sensation d'être seuls au monde au milieu de l'immensité des paysages australiens. Ces rencontres sont généralement l'occasion idéale pour s'échanger nos anecdotes de voyages respectives autour d'un thé brûlant en essayant de se réchauffer comme l'on peut.

Car en effet, pendant que vous profitez des joies de la fin du printemps en tant qu'habitants de l'hémisphère nord, la fin de l'automne ici donne lieu à des fin de soirées en général assez froides. Ceci devrait heureusement rapidement changer au fur et à mesure que nous nous dirigerons vers le nord.

Je pense sérieusement à me reconvertir en dresseur d'oiseaux maintenant que je sais comment exploiter le filon
Lever de soleil au dessus de l'océan, temps d'exposition 30sec
Un koala ressemblant plus à un démon avec le flash !
Je me demande encore quelle aberration dans la théorie de l'évolution de Darwin a pu permettre à cette espèce de survivre jusqu'à présent quand je vois à quel point elle est vulnérable lorsqu'elle descend au sol ! Un van lancé à 70 km/h plein phares dans sa direction n'est par exemple pas un danger apparent pour le koala, puisqu'il n'a pas daigné bougé un seul orteil.
Les 12 apôtres sous des conditions climatiques parfaites, la troisième fois aura été la bonne !
Notre hôtel 5 étoiles ambulant ! Photo du capharnaüm présent à l'intérieur à venir sous peu, je le laisse mûrir encore un peu.
Rubrique la minute de gloire d'Arnaud
Vous connaissez tous mon habileté légendaire dès lors qu'il s'agit de faire usage de mes deux mains, laissez-moi donc vous conter cette croustillante anecdote dans laquelle je me suis une fois de plus illustré : le van roule au GPL, le réservoir est par conséquent d'une taille assez limitée et nous faisons généralement le plein tous les jours. C'est à mon tour qu'incombe cette tâche aujourd'hui, je m'y attelle donc, avec succès. Vient ensuite le moment de "dévisser" la pompe de l'embout du réservoir, dévissage qui est anormalement dur. Je perds légèrement patience et force la chose, action qui n'aura pas vraiment l'effet escompté puisqu'un grand bruit pas très rassurant survient et qu'un filet de gaz commence à se répandre à l'air libre. Évidemment j'ai instantanément le réflexe tout à fait normal mais néanmoins stupide d'essayer de limiter les dégâts en tournant la pompe dans l'autre sens. Sauf que le GPL et la peau ne font pas forcément bon ménage, ma main est entièrement brûlée en une seconde à peine et ressemble à Mr Bibendum. Le gaz se répand de plus en plus violemment, l'ensemble de la station empeste. Je rappelle bien évidemment que le GPL est un gaz extrêmement inflammable. Pendant ce temps le compteur de la pompe continue à tourner à une vitesse folle... Tout se finira heureusement bien, un chauffeur routier alerté par l'odeur désormais présente dans tout le pâté de maisons viendra nous aider en catastrophe. On s'en sortira même avec une douche chaude gratuite offerte par le propriétaire, la première depuis notre départ !

Cette petite mésaventure ne nous empêchera pas de continuer notre bonhomme de chemin, chemin parsemé de nombreuses haltes au sein des nombreux parcs nationaux rencontrés.

On les sent les 80 chevaux sous le capot !
Une plage paradisiaque s'étendant à perte de vue, absolument personne à l'horizon... Australia baby !
En cherchant bien on trouve bien quelques humanoïdes !
Un sunset de plus au compteur, et je suis loin de m'en lasser !
Non, ce nuage n'a pas été rajouté sur Photoshop !

Le prochain jour de voyage sera l'occasion pour moi d'enfin découvrir autre chose que le Victoria, puisqu'on changera en effet d'état pour arriver dans le SA (South Australia, dont la devise est "the Festival State"). Cet état étant ravagé par de nombreuses maladies, une quarantaine y est instauré depuis quelques années, notre cageot de pommes finira donc à la poubelle prévue à cet effet.


À défaut de pommes, j'essaierai de relever le niveau moyen du repas classique du backpackeur. Au menu : crêpes ! Kirstin reste encore traumatisé à ce jour des 5$ dépensés dans un morceau de Brie de 110g... Il faut être français pour comprendre !
La vie sauvage australienne, je vous avais prévenu que ça envoyait du lourd !
Je manquerai même de me faire arracher un bras en essayant de les attirer avec un morceau de gâteau !
Un bon ch'tit plat typiquement allemand dégusté dans le non moins typiquement allemand village de Hahndorf, découvert bien entendu par ma travelmate. Bon appétit si vous lisez cet article de bon matin au réveil !

Nous arriverons à Adelaide la journée suivante, un retour à la civilisation quelque peu difficile après ce premier aparté sauvage que je tâcherai de vous décrire dans mon prochain article !

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